Bonjour / Bonsoir à tous !
Cette galerie textuelle est faite pour vous. Pour que vous puissiez vous exprimer librement selon un sujet que j'impose. Vous aurez deux semaines ou plus pour pouvoir m'envoyer vos textes par messagerie. Je ne sais pas combien de textes je publierai, ça sera selon mes coups de coeur. Je vous tiendrais tous au courant pour vous dire si oui ou non votre texte est choisi. Quand vous m'envoyez votre texte par messagerie, indiquez moi votre blog, votre prénom ou surnom, votre âge et le sujet évidemment.
Je pose quelques conditions : votre texte ne doit pas être plagié, aucun propos injurieux ne doit apparaître dans celui-ci et évitez par dessus tout les fautes d'orthographe.
Vous pouvez aussi me proposer un lien pour une photo que vous voudriez voir avec votre texte. Je déciderai si oui ou non je l'édite.

Si vous avez des questions, allez-y.

Affiliée avec Vomissure-du-silence, Dont-Afraid

# Posté le dimanche 27 mai 2007 04:13

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 16:16

Thème o1 : Ouvert du 1er Décembre au 20 Décembre.

➜ Thème o1 : Ouvert du 1er Décembre au 20 Décembre.
Premier sujet : Ecrivez à partir de cette mélodie.

Second sujet : Insérez " aucun médecin ne trouva la clé du mystère " dans votre texte.


FERME !

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 15:20

Modifié le lundi 21 décembre 2009 05:36

Thème o1 : Sujet un : Ecrivez à partir de cette* mélodie.

Thème o1 : Sujet un : Ecrivez à partir de cette* mélodie.
Ce texte est de Charlène : Océan Lyrique.

Et je rêve, de plus en plus fort, m'enchaînant à toi, espoir chétif de la guérison de mon âme.
Et je respire, de plus en plus fort, cette âpre odeur, débris de ton existence déjà perdue.
Et je cours, de plus en plus vite, après ton souvenir qui se brouille.

Te souviens-tu de ce jour, où nous courrions ensemble, sautant pieds joints dans les flaques d'eau ? Semblable à des enfants, l'écho de nos rires résonnait à en faire pâlir les anges. Quoi de plus impétueux, qu'une jeunesse insolente, ancrée dans l'âme et le c½ur ? Quoi de plus scandaleux, que deux anges déchus sans regret ? Ils nous épiaient, en haut, et on le savait. Mais on s'en fichait. On ne vivait plus que pour notre bonheur égoïste. On ne pensait plus qu'à nous deux, à notre avenir à construire, et nous ne sentions même plus nos ailes déchirées.

Le monde était beau, et nous y étions les seuls occupants. Nous baignions dans l'innocence, et le malheur semblait ne pas être à notre portée. Nous étions libres, nous volions sans ailes, et le sentiment de plénitude nous envahissait. Nous n'avions jusqu'alors, rien connu de plus beau.

Mais nous n'avions pas l'habitude de vivre. La douleur était pour nous quelque chose d'inconnu. Sur terre, nous n'étions plus immunisés. Sur terre, il nous fallait devenir des êtres humains. Et comme des âmes vagabondes, nous étions arrivés avec insouciance et innocence.

Si nous avions su, nous aurions sûrement fait plus attention. Te souviens-tu de ce jour, où nous courrions ensemble, sautant pieds joints dans les flaques d'eau ? Tes yeux étaient rivés sur moi, tu me dévorais du regard. Je me plongeais dans tes iris enflammé, je me sentais transportée. C'est ce jour-là, que je me suis rendue compte de l'instabilité du bonheur humain. C'est ce jour-là que j'ai compris, que la vie est capable de passer d'un extrême à l'autre. Tu n'as pas survécu au choc. Et je ne pensais pas, que l'être humain était capable de résister à une telle douleur. Quand j'ai vu ce bolide effrayant foncer sur toi, j'ai vu ta vie défiler sous mes yeux. J'ai voulu hurler, mais mes cordes vocales semblaient s'être envolées. J'ai voulu te sauver, j'ai couru vers toi, je voulais t'ôter de là, mais il a été plus rapide que moi. La mort était sous mes yeux, et elle était apparue à la vitesse de la lumière. J'ai vu ton sang couler, je me souviens de l'étourdissement qu'il avait suscité en moi. Tout autour de moi tournait, une spirale infernale qui m'engloutissais, que je ne pouvais maîtriser : la détresse. J'aurais tant voulu partir à ta place. J'aurais tant voulu que tu vives. Egoïste volonté, sachant que tu aurais souffert tout autant que moi.

Aujourd'hui, j'aimerais m'extirper de cette douleur qui me noie, j'aimerais partir te retrouver. Mais je n'en ai pas le droit. Là-haut, ils m'épient toujours. Ils ont voulus me redonner leur immortalité, faire pousser à nouveau mes ailes. Et sous ses propositions, j'ai cru mourir encore plus fort. Comment vivre sans toi ? Comment être éternelle sans toi ? C'était toi, mon immortalité. Seul ton regard me rendait invincible. Ils contemplent ma souffrance, en haut. Ils ne peuvent s'empêcher d'être fiers, de repenser aux avertissements tant prononcés avant que nous ne descendions sur terre. Et moi, je m'enfonce, je plonge, dans un gouffre sans fin. J'hurle en silence, je me bats contre ces maux qui me rongent, cellule après cellule. Mais ma force est si moindre, sans toi.

Alors je rêve, de plus en plus fort, m'enchaînant à toi, espoir chétif de la guérison de mon âme.
Alors je respire, de plus en plus fort, cette âpre odeur, débris de ton existence déjà perdue.
Alors je cours, de plus en plus vite, après ton souvenir qui se brouille.

# Posté le dimanche 20 décembre 2009 11:04

Modifié le lundi 21 décembre 2009 05:31

Thème o1 : Sujet un : Ecrivez à partir de cette* mélodie.

 Thème o1 : Sujet un : Ecrivez à partir de cette* mélodie.
Ce texte est de Louise K : Perfect Utopy.

* Souvenirs d'un autre temps, d'un autre hiver, d'une autre vie.


La danseuse étoile de la boîte à musique qu'il m'avait offert valsait gracieusement, sans que je n'y vois rien de mécanique. Il y avait quelque chose de délicat dans cette poupée de porcelaine qui brillait étrangement sous le soleil d'hiver et la musique qui s'échappait de cette boîte magique m'envoûtait et m'emportait loin, bien loin, là où je n'aurais jamais voulu retourner ...
C'était une journée d'hiver semblable à celle-ci. Les flocons de neige tombaient tout en virevoltant, couvrant les environs d'un manteau blanc, étouffant les bruits habituels. Les détails étaient sublimés et ce silence dans lequel j'étais plongée me rendait sereine comme si rien ne pouvait m'atteindre, comme si rien ne pouvait troubler la paix qu'il régnait alors. Je me souviens encore des bruits de mes pas, de mes gants en laine qui me démangeaient et mon plaisir évident à fourrer mon nez dans son écharpe pour y sentir son odeur. Je n'avais qu'une envie, m'envoler. Je me sentais si légère, si confiante que j'étais persuadée qu'un coup de vent m'emmènerait dans ses bras. Et quand je l'aperçus enfin, un peu plus loin, niché dans son long manteau noir mon c½ur eut un soubresaut, ma respiration se saccada. Qu'il était beau, ses cheveux brun en bataille et sa barbe naissante qui mangeait son visage magnifique. Il avait les yeux perdus dans le vague, et un air absent que je ne lui connaissais pas mais qui lui allait à ravir. Je n'avais d'yeux que pour lui et sa silhouette si gracieuse qui semblait auréolée tant elle contrastait avec le blanc qui avait recouvert ma Russie natale. Il releva la tête et me vit, sans plus de retenue alors, je me souviens avoir bondi vers lui pour rejoindre son corps qui m'avait tant manqué. Le souvenir de ses prunelles fiévreuses et de son sourire désolé me sont évidents aujourd'hui, mais dans ma seule envie d'être contre lui je les ai ignorés, je n'ai pas voulu y faire face. Le choc de la rencontre de nos deux corps éveille encore en moi des frissons qui me rappellent à quel point j'ai mal aujourd'hui. Comment ai-je pu ignorer ce qui allait suivre ? Je vois encore ses lèvres délicieuses descendre à la rencontre des miennes. Comment n'ai-je pu pas comprendre que ce baiser serait le dernier ? Il fut si fort, si intense, tellement violent qu'il était évident que c'était celui d'un adieu. Quand nos lèvres se décelèrent il s'éloigna d'un pas, et le froid intense que j'ai ressenti à ce moment ne m'a pas quitté depuis. J'étais innocente, j'étais perdue et même cette flamme de regrets qui allumait ses yeux ne m'aidait pas à comprendre. Mes lèvres brûlaient encore de cet échange alors que mon corps se vidait de sa chaleur ; j'articulais un « pourquoi ? » inaudible qui fut sans réponse. Les larmes montèrent, s'acculèrent puis enfin débordèrent pour s'écouler le long de mes joues, sans que je sache pourquoi. Sans le savoir, j'avais compris. J'ignorais encore avoir compris mais un sentiment de malaise et d'angoisse grandissait en moi. Mes sanglots troublaient le silence et bêtement, cela me gênait. J'attendais qu'il vienne me réconforter, me dire que je n'avais rien à craindre mais il n'avait aucune réaction, il me regardait simplement. Je voyais bien qu'il se tordait de douleur aussi silencieusement que moi j'étais bruyante. Au bout d'un long moment, il me tendit une boîte dont je me saisis ; il articula quelque chose, qu'aujourd'hui encore je n'ai pas compris, et me tourna le dos. Il s'en allait, il s'en allait pour toujours. Pas de retour. Mon c½ur bondit de nouveau, dans un sursaut de vie, hurlant à tous les membres de mon corps de lui courir après, de hurler pour qu'il me revienne, de tomber à genoux dans l'espoir qu'il se retourne, mais j'étais comme paralysée, je ne pouvais que fixer la silhouette de l'homme que j'aimais à jamais disparaître de ce décor enneigé sans espoir de ne jamais le revoir ...
Et la danseuse danse encore, elle est le seul souvenir qu'il m'ait laissé, je ne peux me raccrocher qu'à cette boîte que je fixe depuis notre séparation. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même ; il m'a repris tout ce qu'il m'avait donné et a emporté avec lui tout ce que je lui avais offert. Je ne suis plus qu'un souvenir qui s'accroche à sa souffrance pour vivre encore, vivre jusqu'à ce que cette petite danseuse cesse de danser, jusqu'à ce que son dernier souvenir cesse d'être. Alors enfin, je pourrai mourir.

# Posté le dimanche 20 décembre 2009 11:20

Modifié le lundi 21 décembre 2009 05:32

Thème o1 : Sujet Deux : Insérez " aucun médecin ne trouva la clé du mystère " dans votre texte.

Thème o1 : Sujet Deux : Insérez " aucun médecin ne trouva la clé du mystère " dans votre texte.
Ce texte est de Kévin : Ikaylian.

Le silence fut rompu. Un bruit surgit. Sous la porte, une lueur rougissante se faisait. J'eus peur. Je me levais de mon lit. Je n'avais pas les idées claires. Je ne me rappelais plus de ce qui s'était passé la vieille. Peut-être avais-je bu. Je me dirigeai devant la poignée de la vérité. Je la tournais. Je vis des flammes, agitées. Je crois que la maison brûlait. Je voulus sortir. Mais, par où ? Je me dirigeai vers l'escalier. Il était en train de flamber. Je fis demi-tour. Je sentais la chaleur sur mon corps. Je suais. Je décidai de passer par la fenêtre de la pièce qui était à côté. Il y avait un escalier de secours. Je descendis, sans précipitation. Je contemplais le désastre. J'étais à la rue. Je ne savais où aller. J'avais froid. J'allais dans le parc, non loin de là. Je m'assis. Je pensais. Je m'endormis, sans doute à cause des émotions. J'étais un peu triste, je venais de perdre mon seul toit. Je n'avais, ni famille, ni ami. Je me réveillais, je ne sais quand. Peut-être le lendemain, peut-être le jour suivant. Il faisait jour. Je ne connaissais pas l'heure. J'étais perdu. Déboussolé. Je me mis à marcher. Un peu, puis encore. J'avais envie de partir. De partir loin, loin d'ici. Je m'y résolu. Je partis. Je marchais, encore, encore et encore. Des heures que j'usais mes chaussures. J'arrivais à Paris. Des voitures vrombissaient de chaque côté. Elles me troublaient. Je n'avais pas entendu de bruit depuis un certain temps. Et j'avais envie de calme. C'était raté. Des passants me bousculaient. Un journal traînait à terre. Je me baisse. Le ramasse. Le lis. Rien d'intéressant. Je me relevais du banc où je m'étais assis. J'avais très faim, et très soif aussi. Une boutique fermait au fond de la rue. Je courrais pour l'atteindre, le plus vite possible. Trop tard. Les grilles s'étaient baissées. Je fis le tour de quelques poubelles, en vain. J'en essayais une dernière. Par chance, il y avait deux-trois petites choses à avaler. Elles ne m'attiraient pas tellement.Mais j'avais faim. Avais-je le choix ? Je m'endormis dans une petite rue étroite, après avoir regardé les étoiles. Une voiture klaxonna. Je fis un bond. Il faisait de nouveau jour. Je dégageai le passage. Le conducteur s'énervait. Moi, j'étais sans vie. Je me demandais qui avait bien pu incendier ma maison. Je n'étais pas méchant. Pourquoi quelqu'un me voudrait-il du mal ? Je n'ai jamais rien fait à personne. J'avais quelques brûlures sur le bras gauche. J'étais pensif. Je me décidais à changer de rue. Je traversais la route. Sur le passage piéton. Je regardais la vieille dame de l'autre côté de la route, qui attendait pour traverser. Je continuais. J'arrivais bientôt à son niveau. Elle s'agitait. Je tournais la tête. Une voiture. J'étais à terre. Je perdis conscience. J'étais à l'hôpital lorsque je me suis réveillé. Je n'avais pas idée du temps que j'avais passé dans le coma. J'avais mal à la tête. Il faisait nuit. Je voulais partir. Un médecin passa à ce moment. Il sourit en me voyant. S'avança vers moi. Me demanda si j'allais mieux. Je lui ai répondu : " Oui ". Il me fit m'allonger. Je ne voulais pas, je voulais partir. Je lui ai dit : "Je veux m'en aller d'ici, je vais bien". Il m'a dit que je devrais attendre un peu. Que je devais au moins passer la nuit ici. Je lui ai dit d'accord de la tête. Il comprit. Il faisait grise mine à présent. Il s'est assis à côté de moi. M'a demandé si je savais ce qui s'était passé. Je lui ai répondu : "Oui". Il m'a ensuite demandé de lui expliquer. Je n'avais pas très envie de parler. Mais je répondis à sa question, par politesse. Il s'intéressait à moi. Je lui ai dit " Ma maison a brûlé. Je suis brûlé au bras". Il a répondu : "Ah bon ? Faîtes moi voir ça." Je lui ai tendu mon bras. Il m'a dit qu'effectivement j'avais raison, et que ça devait me faire mal. Il me mit une crème dessus. Je souriais. Il m'a souri en retour. Puis, il a ajouté, vous avez dû perdre la mémoire. Je répondis péniblement : "Pourquoi ?". "Si vous êtes ici, ce n'est pas pour vos brûlures. Vous vous êtes fait renverser par une voiture. Vous avez de la chance de vous en être sorti." m'a-t-il dit. Je l'ai regardé, aie froncé les sourcils. Je baissais la tête. Je l'interrogeai : "Qui me veut du mal ? Qu'ai-je fais pour que l'on me fasse ça ? Pourquoi a-t-on brûlé ma maison ? Et pourquoi m'a-t-on renversé ?". Il ne répondit pas, mais haussa les épaules. Je m'apitoyais sur mon sort. Il partit. Je m'endormis. Le lendemain, j'en avais marre. J'étais au plus bas. Je n'avais plus rien. Ni travail, ni ami, ni famille, ni maison, rien. Je n'avais plus de motivation. Je n'avais envie que d'une chose. Partir. Je signais les papiers pour m'échapper. Traversa la route, pour rejoindre l'autre trottoir. Je marchais à nouveau, sans but. Des heures durant, je m'exténuais à mettre un pied devant l'autre. J'aurais peut-être du rester dans mon lit, à l'hôpital, au moins j'étais au chaud. J'étais attiré par le trottoir d'en face. Je voulais y aller. Je m'y lançais. Je traversais, sur le passage piéton. Une vieille dame était de l'autre côté. Elle ne traversait pas, elle, je ne sais pourquoi. J'avançais vers elle. Mon regard ne fixai qu'elle. Rien d'autre n'avait de l'importance. J'arrivais à sa hauteur. Elle s'agita. Je tournais la tête. Une voiture. J'entendais les voix autour de moi. Ne comprenais rien, ne pouvais bouger. Mes yeux étaient clos. Les pompiers m'emmenèrent à l'hôpital. Le même que la fois d'avant. Le médecin me reconnut sans doute. Je reconnus sa voix, moi. Il dit à l'un de ses collègues. "Il n'a vraiment pas de chance. Peut-être qu'il avait raison, quelqu'un lui en voulait." Ce fut les dernières paroles que j'entendis. Je tombais dans un sommeil profond. Un sommeil sans fin. Avait-il été victime d'un homicide ? Quelqu'un lui voulait-il du mal ? N'était-ce que des accidents ? Ou bien, un meurtre avait été commis ? Lui avait-on vraiment brûlé sa maison ? Ou bien avait-elle pris feu à cause de la précarité de son logement ? En avait-il trop fait ? Peut-être que c'était simplement le fruit de son imagination ; qu'il voulut rejeter la faute sur quelqu'un, pour ne pas avoir à porter ce fardeau. Personne ne pu savoir, il resterait dans l'ignorance. Lui, comme tous les autres. Le clinicien qui lui avait parlé, discutait de cela avec ses collègues. Mais aucun médecin ne trouva la clé du mystère. Tous, restèrent sans voix face aux malheurs de ce jeune homme. Et pensèrent à tous ceux qui étaient aussi malchanceux que lui.
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# Posté le dimanche 20 décembre 2009 11:39

Modifié le lundi 21 décembre 2009 05:32